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Enfants d'Asie aide les populations les plus vulnérables, particulièrement des filles et des jeunes femmes, originaires de Cebu City sur l'île de Cebu. Située dans le centre de l'archipel, dans la région de Visayas, Cebu City est la deuxième zone portuaire des Philippines et compte environ 1 million d'habitants.
Les conditions de vie et de travail très pénibles dans les zones rurales (ressources très limitées, dépendances des conditions climatiques extrêmes, faible rentabilité de la terre) poussent les populations à migrer vers les zones urbaines. Arrivés en ville, ces immigrants se retrouvent dans des conditions de vie précaires. Ils essaient de survivre au jour le jour et finissent par s'agglomérer dans des bidonvilles sans aucune ressource ni stabilité. Les jeunes filles sont particulièrement en danger. Les plus pauvres sont obligées de vivre dans la rue ou sur les étals des marchés. Ces filles et leurs familles doivent faire face à des habitats surpeuplés où l'accès à l'eau potable, aux services sanitaires de base ou encore à l'électricité est inexistant. Ces jeunes filles représentent des proies faciles pour la prostitution, la violence, les abus physiques, le trafic d'enfants et de drogue.
C'est pourquoi Enfants d'Asie, en collaboration avec des partenaires locaux, a mis en place un programme de parrainage permettant à plus de 1000 enfants et adolescents, en majorité des filles, d'être scolarisés, nourris, soignés et, pour les plus démunis, hébergés. |
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En direct du terrain : Réunion des anciennes étudiantes à Cebu |
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Sans l'aide d'Enfants d'Asie, je ne sais pas ce que je serais maintenant", voilà ce que Gale, diplômée en 2009 et actuellement professeur des écoles, a répondu quand nous lui avons demandé ce que représentait l'aide d'Enfants d'Asie pour elle. Le 29 janvier dernier, nous avons organisé une réunion des anciennes étudiantes du programme Philippines. 30 anciennes étudiantes ont répondu présentes!
Cette réunion a été organisée afin non seulement d'obtenir des informations sur la vie actuelle (travail, salaire, famille...) de nos anciennes étudiantes, mais également pour créer une association qui regrouperait toutes les anciennes étudiantes. Nous avons donc obtenu des informations sur leur vie professionnelle, et il est très satisfaisant de voir qu'elles ont toutes trouvé un travail, ce qui leur permet de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Il était très encourageant de voir que des jeunes femmes diplômées en 2004 étaient présentes. Certaines d'entre elles sont mariées, ont construit leurs propres familles et d'autre sont toujours célibataires.

Tous les Alumni d'Enfants d'Asie
De plus, nous avons donc élu un bureau composé de 5 anciennes étudiantes qui dirigeront l'association des anciennes étudiantes. Ce bureau aura comme rôle de maintenir un lien entre les anciennes étudiantes en organisant des activités et en promouvant Enfants d'Asie. Ces jeunes femmes pourront faire le lien entre Enfants d'Asie et les différentes entreprises au sein desquelles elles évoluent afin de faciliter l'intégration sur le marché du travail des étudiants actuellement en formation. Elles participeront également à des activités organisées par Enfants d'Asie (séminaires pour l'insertion professionnelles, l'orientation scolaire...) destinés aux étudiants en cours de formation afin de partager leur expérience et leur réussite. Leur engagement auprès d'Enfants d'Asie est également une façon de rendre ce qu'elles ont reçu. "Je veux m'engager auprès d'Enfants d'Asie, car grâce au soutien de l'organisation et de ma marraine, j'ai pu aller à l'Université et j'ai un travail stable avec un bon salaire. J'ai 2 enfants maintenant, et je sais que je serai en mesure de les envoyer à l'école à mon tour", déclare Rowe-Ann, ancienne étudiante diplômée en 2006 et présidente de l'association d'anciennes étudiantes. Toutes ces jeunes femmes ont mentionné le fait que sans l'aide d'Enfants d'Asie, elles n'auraient jamais réussi à trouver un travail et à sortir de la pauvreté. Beaucoup d'entre elles ont encore de nombreux défis à relever car elles commencent à peine leur vie professionnelle et doivent envoyer leurs jeunes frères et sœurs à l'école, mais elles sont déterminées à réussir!

Jean, Gale, Melisa et Katherine portant le bracelet offert "I love Children of Asia"
Il faut également retenir de cette réunion la reconnaissance de toutes ces anciennes étudiantes vis-à-vis de leurs anciens parrains, de la Fondation Elle (de nombreuses étudiantes ont obtenu une bourse d'études universitaires grâce au projet de la Fondation Elle initié en 2005) et d'Enfants d'Asie.

Lily and Jeanne, jeunes femmes diplômées en 2004
Jean, diplômée en 2009 et travaille en tant que technicienne support dans un centre d'appel, a exprimé sa reconnaissance à "toute l'équipe d'Enfants d'Asie, car ils m'ont aidée et ont changé ma vie à tout jamais, alors qu'ils ne me connaissent pas personnellement". Cette réunion montre encore une fois le rôle des programmes d'Enfants d'Asie : aller à l'école afin de pouvoir trouver un travail et pouvoir sortir de la pauvreté. Nous allons donc travailler avec le bureau de l'association des Anciennes étudiantes afin de pouvoir réunir le plus grand nombre d'ancienne étudiantes. Ceci n'est que le début, ces jeunes femmes sont plus motivées que jamais pour partager à leur tour et ainsi permettre à d'autres étudiants de réussir!
Anouck, responsable partenariats à Cebu, Programme Philippines |
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Adieu Sister Marcia... par Charlotte de Turckheim |
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Aujourd'hui, je suis bien triste car ma chère sister Marcia nous a quitté.
Triste comme toutes les petites filles qu'elle a sorti de la misère, toutes les « socials workers »philippines, les volontaires d'enfants d'Asie, comme tous ceux et celles qui l'ont aidé tout au long de sa vie. Elle nous laisse tous orphelins d'elle.
Il y a maintenant plus de 12 ans que sister Marcia m'a entraîné dans l'incroyable aventure des enfants de Cebu. Aventure qui a bouleversé ma vie, celle de ma famille, de mes enfants et même de mes amis qui nombreux, ont participé à l'œuvre initiée par cette personnalité hors du commun.
Comment ne pas vouloir aider cette femme magique au mauvais caractère légendaire !
Celle qui, il y 40 ans, témoin dans la rue d'une scène d'enlèvement de petites filles destinées à la prostitution, a arrêté le bus en hurlant , obligeant les ravisseurs terrifiés par cette bonne sœur en furie à relâcher sur le champ les fillettes !! Ce jour-là, sa vie a basculé. Que faire de ces petites filles qu'elle ne connaissait pas cinq minutes plus tôt ?...Sa congrégation religieuse du «Bon Pasteur» ne s'occupait pas d'enfants... Elle leur a fait changer d'avis...

Depuis, Sister Marcia, avec sa force et ses convictions a sauvé des milliers de petites filles de la prostitution et de l'enfer de la rue. Grace à elle, ils ont pu être scolarisé, et par un programme d'une efficacité redoutable elle a convaincu leurs familles de les laisser suivre l'école.
Depuis des années, nous sommes nombreux à avoir aidé Sister Marcia à accomplir son action dans les bidonvilles. J'ai eu la chance d'en faire partie. La vie m'a fait ce cadeau incroyable de me mettre sur son chemin. Grâce à elle, je suis moins fermée, plus tolérante et plus forte.
Depuis plus de 12 ans avec Enfants d'Asie nous faisons tout notre possible pour aider les enfants des bidonvilles à aller à l'école, pour continuer et même améliorer le projet de sister Marcia grâce aux volontaires : Perrine, Anouck et bien d'autres... qui l'ont côtoyé au quotidien.
Aujourd'hui, nos filleules, devenues grandes, ont une famille, un travail et une maison en dur.... Mais pleurent celle qui leur a permis de sortir de l'enfer. Elles s'inquiètent et me disent : Allez vous continuer malgré le départ de Sister Marcia? Mais bien sûr, les filles que l'on va continuer. En mémoire de cette bonne sœur exceptionnelle, cette sister Marcia, qui m'a donné tant de bonheur et a sauvé tant d'enfants.
Charlotte de Turckheim, marraine d'honneur du programme des Philippines |
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Dans les différents foyers et orphelinats soutenus par Enfants d'Asie, les enfants ont un toit sous lequel ils sont protégés des dangers de la rue. Dans ces centres, ils apprennent à vivre en communauté, dans un environnement familial tout en jouissant de leurs droits à accéder à une éducation et à une enfance digne dans la sécurité et la joie. Des « mères de maison » sont présentes dans chaque centre. Elles s'occupent soigneusement des enfants, les supervisent et organisent des activités extrascolaires et artistiques autour du sport, de la danse et de la musique. Grâce à ces activités, les enfants ont l'opportunité de reprendre confiance, de reconstruire leur estime de soi, de développer des compétences interpersonnelles et de réintégrer plus facilement la vie scolaire.
Des assistantes sociales et des psychologues effectuent un suivi régulier de l'évolution personnelle et académique des enfants. Des réunions sont fréquemment organisées pour traiter de thèmes spécifiques: séminaires d'information et d'éducation sexuelle, hygiène, nutrition et droits de l'homme.
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